Success story

« Nous avons un rôle crucial, nourrir la population » : Interview avec Harrys


2 juillet 2020

La crise du Covid-19 et l’annonce du confinement ont été un énorme défi pour Harrys. La demande de pain de mie a fortement augmenté et l’entreprise a dû tenir la cadence dans des conditions particulièrement délicates. Aujourd’hui, Harrys est fier de voir que ses collaborateurs ont montré une mobilisation totale et que sa chaîne de production a tenu bon.

Pendant la crise du Covid-19, le groupe Barilla s’est engagé à livrer aux banques alimentaires et aux Restos du cœur 250 tonnes de pâtes et de pain. Cela représente 2,5 millions de repas. La précarité alimentaire est l’un des combats de Barilla, engagé depuis longtemps auprès de ces deux associations. Le groupe a également répondu à l’appel de plusieurs structures hospitalières et Ehpad en livrant des produits Harrys pour les petits-déjeuners et en faisant don de charlottes et de blouses de protection.

Vrai ou faux ?

Avant le confinement, tous les collaborateurs de Harrys avaient droit à 1 jour de télétravail par semaine.

Question 1/2

Nous avons posé des questions à Miloud Benaouda, Président de Barilla pour l’Europe de l’Ouest

Comment le groupe Harrys a-t-il vécu la crise du Covid-19 ?
Miloud Benaouda : L’annonce du confinement a été un choc. Il y a eu des comportements d’achat de panique dans les magasins, en particulier sur les produits de première nécessité. Harrys s’est pris la vague de plein fouet. Dans les semaines qui ont suivi, les gens se sont aussi moins déplacés dans les boulangeries traditionnelles et ont acheté plus de produits préemballés. Au total sur la période les ventes de pain Harrys ont grimpé de 15%. Nos salariés ont dû encaisser cette hausse d’activité, alors que beaucoup d’entre eux n’avaient pas de solution pour garder leurs enfants. Dans ce contexte, notre priorité était de garantir leur sécurité totale et avant même l’annonce du confinement nous avons mis en place toutes les mesures de protection nécessaires.
Vous avez réussi ?
MB : Toute notre chaîne alimentaire a tenu pendant la crise grâce à nos collaborateurs qui ont montré un engagement énorme. Ils ont été admirables. Certains se levaient avec la boule au ventre mais aussi avec la conscience de leur responsabilité. Cette crise nous a rappelé que nous avons un rôle crucial qui est de nourrir la population. On a travaillé 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 et on a été capable d’augmenter notre production dans ce contexte délicat. J’espère que nos métiers vont retrouver un peu leurs lettres de noblesse. Cela m’a aussi rappelé pourquoi, quand je suis arrivé sur le marché du travail en 1998, j’ai choisi la filière agroalimentaire. Il s’agit d’une industrie solide avec des métiers stables parce que les gens auront toujours besoin de manger.
Et vous n’avez pas augmenté vos prix ?
MB : Il était hors de question pour nous d’augmenter nos prix. Encore une fois, nous ne sommes pas n’importe quel secteur, nous avons une responsabilité. Et pourtant, les augmentations de coûts étaient bien là : le paiement des heures supplémentaires, la hausse des coûts de transport car nos camions n’étaient pas pleins et bien sûr l’achat de matériel de protection. Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir joué le jeu. Je n’ai jamais vu un tel niveau de collaboration et de solidarité, en particulier entre les industriels et la grande distribution. Tout le monde avait comme priorité de simplifier et fluidifier les choses. J’espère que cela va durer et qu’on va continuer à travailler main dans la main... ce serait dommage de revenir aux écueils du passé !
Qu’est-ce qui va rester ?
MB : Ce qui va rester, c’est un vrai besoin de sécurité et de santé, notamment dans l’alimentation. Les consommateurs sont devenus encore plus exigeants. Nous voulons une alimentation plus sûre, plus saine et plus durable. Harrys a entamé ce mouvement depuis longtemps. Nous avons retiré les additifs et le sucre ajouté, nos produits sont sans huile de palme et sans colorants artificiels et nous avons développé une gamme bio. Par ailleurs, au travers de notre engagement « Moelleux et Responsable », nous limitons notre empreinte sur la planète. Toutes ces convictions sont partagées par Barilla. Dans les années 70, Pietro Barilla disait déjà qu’il fallait « donner aux gens les produits que nous donnerions à nos propres enfants ».