Formation

Sur le ter-ter des cultures végétales alimentaires


29 avril 2020

Il mesure combien votre ter-ter ? Celui des cultures végétales : plusieurs millions d’hectares. Des millions de terrains de foot où se joue une grande partie de l’alimentation du pays. On vous emmène voir où et comment ça pousse.

Les grandes cultures

Là où on fait du blé, du colza, du maïs, du tournesol, du colza, du soja aussi. La filière des grandes cultures est immense au niveau de la variété des productions. 450 000 personnes les gèrent et les font pousser. A quoi ça sert ? À produire principalement des matières premières pour les activités de transformation. Donc, à alimenter l’industrie agroalimentaire, qui fabrique avec des produits en tout genre : farine, pâtes, huile… Où ça pousse ? Partout en France, vraiment partout.
Comment la filière innove ? Dans ses pratiques. Les exploitations sont plus que jamais engagées à limiter leurs impacts environnementaux. En l’occurrence, elles utilisent des matériaux de plus en plus pointus, comme des aides à la décision. Et puis, le secteur développe de nouveaux modes de production, la biodynamie, l’agriculture raisonnée ou le bio… Du côté des métiers, on peut travailler dans le domaine de la production bien sûr. Ceci étant, de plus en plus de débouchés apparaissent dans le domaine du conseil agricole, le négoce de matières premières ou encore l’agroéquipement.

La filière viticole

Le vin – ça ne date pas d’hier – est une grande tradition française. Le travail de la vigne aussi. Sa richesse ? Les savoir-faire s’expriment de façons différentes selon les régions. 560 000 acteurs les exercent (en comptant ceux de la viniculture) sur 66 départements.
A quoi ça sert ? C’est simple, les exploitants des vignes fournissent ceux qui font le vin (parfois, ce sont les mêmes personnes). En France, on produit 16% de la consommation mondiale. Énorme.
La filière viticole aussi évolue en permanence au niveau des techniques, de la résistance aux maladies ou encore de la gestion de l’environnement.
En quoi les métiers sont intéressants ? Ils mixent de nombreuses pratiques, ancestrales à de nouvelles compétences innovantes, plus digitales.
Comment y contribuer ? Il y a du choix. Le monde viticole se compose d’une part des activités de la vigne. Et d’autre part, elle est entourée de plein d’acteurs, les fournisseurs de cépages, les laboratoires de recherche, les cabinets de conseil en viticulture.

Les productions maraîchères

A quoi ça sert ? Cette filière fournie les fruits, les légumes, les herbes aromatiques que l’on trouve dans nos marchés et nos supermarchés. Les formats de travail dans ce secteur sont très variés. Les activités s’exercent en plein air, sous des serres, dans des exploitations de toutes tailles. On y suit le développement des végétaux durant les saisons. On fait en sorte que tout pousse correctement de la semence, à la récolte, en passant par le traitement, l’arrosage, ou encore le désherbage.
Quels métiers exerce-t-on ? Là encore c’est vaste entre les métiers de chefs d’exploitation, d’ouvriers, de saisonniers ou de permanents. On y accède à partir d’un CAP ou encore de BTSA.
Cette filière aussi est entourée et a besoin d’autres métiers pour fonctionner : le conditionnement, la livraison des commandes, la logistique vers les grandes surfaces, les grossistes, les marchés... Ceci étant, de plus en plus de structures maraîchères comme les Amap couvrent toute la chaîne de valeur : de la production à la vente en directe.

Les cultures végétales, plus que des aliments

Si les exploitations de cultures végétales permettent principalement de nous nourrir, elles ont plus d’un tour dans leur sac. Certaines produisent de l’énergie comme les biocarburants. Le bioéthanole, entre autres, est fabriqué grâce à des betteraviers à sucre. D’autres fabriquent aussi du gaz vert, le biométhane à partir de matières organiques végétales riches en sucre.

Des conseils, des info, des bons plans sur les formations et les métiers de l’alimentaire ? Une adresse : www.alimetiers.com