Métier

Quizz ! Testez vos connaissances sur les mesures d’hygiène et de sécurité dans alimentaire ?


12 juin 2019

C’est un sujet majeur que maîtrisent bien les pro de l’alimentaire : les mesures d’hygiène et de sécurité. Avec l’expérience, elles deviennent des réflexes. Autant les connaître tôt.

Quand on bosse dans l’alimentaire, démontrer qu’on applique des mesures d’hygiène et de sécurité est obligatoire.
Vrai. Cette obligation est même fixée par le Paquet Hygiène, une réglementation européenne. Les agriculteurs, les fabricants, les transporteurs, les distributeurs… tous les professionnels de l’alimentaire sont concernés. Allez plus loin sur le Paquet Hygiène

Traçabilité des aliments, on peut seulement remonter aux deux stades qui précèdent leur vente.
Faux. C’est aussi une question de réglementation. Celle-ci prévoit qu’il soit possible de tout savoir sur les produits, à tout instant. Comment ils ont été fabriqués, leur composition, leur origine. Les mesures de traçabilité sont obligatoires de la production à la commercialisation. Ça passe, par exemple, par des documents officiels comme des pièces d’identité pour les animaux dans les élevages.

Les contrôles sanitaires sont uniquement menés par des inspecteurs de l’État ?
Faux. Il existe plusieurs types de contrôles. Une entreprise qui fabrique ou qui vend des aliments peut bien sûr être contrôlée à n’importe quel moment par des services de l’État. Ceux-ci vérifient donc que toutes les conditions d’hygiène soient au rendez-vous.
Ceci étant, les entreprises, elles-mêmes, doivent réaliser des auto-contrôles. On appelle ça un plan de contrôle microbiologique. Pour les mener, elles s’entourent d’un laboratoire agréé. Avec lui, l’entreprise passe à la loupe l’état de ses matériels, la propreté des locaux, les températures des chambres froides...

Les contrôles sanitaires ne sont pas accessibles au grand public.
Faux. Sur le site alim-confiance.gouv tout le monde peut avoir accès aux résultats des contrôles menés par les services de l’État. Cantines, restaurants, abattoirs... On peut voir sur une carte interactive ou grâce à un moteur de recherche qui sont les bons élèves et ceux qui ont du progrès à faire.

Une charlotte est un délicieux gâteau, c’est aussi un objet prévu dans les mesures d’hygiène ?
Vrai. C’est une sorte de bonnet. Il ne protège pas du froid mais il évite aux cheveux de tomber dans les aliments. C’est un rempart efficace aux contaminations biologiques. Dans le même registre, les blouses, les masques, les sur-chaussures, les gants font partis de la parfaite panoplie du pro de l’alimentaire. Certains diront que ça casse un peu le style. C’est pas faut... seulement la sécurité est clairement prioritaire sur l’élégance.

Si un aliment cause un problème à un consommateur, c’est de sa faute, il n’avait qu’à faire attention.
Faux. Les professionnels sont responsables des produits achetés dans leur établissement, jusqu’à leur consommation. En clair, si un client a un souci avec un aliment, il peut se retourner contre celui qui lui a vendu. Bref, mieux vaut veiller à ce que les produits soient sains.

La formation à l’hygiène n’est pas obligatoire
Faux. Dans une entreprise du secteur alimentaire. Certains pro doivent suivre une formation pour maîtriser les principes dits HACCP (c’est le Paquet Hygiène qui le dit aussi). Ce sont par exemple les responsables des pôles où sont manipulés les aliments. Et eux-mêmes doivent transmettre les consignes à leurs équipes.

Des conseils, des info, des bons plans sur les formations et les métiers de l’alimentaire ? Une adresse : www.alimetiers.com