Formation

Organiser son meilleur rebond après la rupture de son apprentissage


11 décembre 2019

Votre apprentissage dans l’alimentaire part en cacahuètes ? Hélas, ça arrive. On vous explique comment rebondir au mieux ailleurs dans le secteur.

Passez à autre chose

Cette expérience s’annonçait prometteuse. Vous étiez à fond. Ça n’a pas fonctionné. Les raisons, il y en a autant que de situations. Elles viennent d’un côté comme de l’autre.

Parmi les plus fréquentes, il y a le décalage des missions. Pendant l’entretien, on vous a présenté un travail. Une fois en poste, les activités sont différentes. Autre cas, votre intégration dans l’entreprise se passe mal. Vous faites votre maximum pour vous faire votre place, ça ne prend pas. Vous êtes mis à sur le côté. Vous n’apprenez rien. Mieux vaut vite passer autre chose.

Rupture, ce que la loi dit

La rupture d’un contrat d’apprentissage est une option adaptée à ces cas de figure. Durant la période d’essai, les 45 premiers jours, vous et l’entreprise pouvez prendre cette décision. Aucune des deux parties n’a de motif à fournir à l’autre. Le départ peut être effectif du jour au lendemain, sans préavis. Aucune indemnité n’est prévue. Une obligation, la rupture doit être notifiée dans une lettre écrite.

Après la période d’essai

Des scénarii sont toujours envisageables après les 45 jours. Le premier, trouver un accord entre vous et l’entreprise. Cela implique de partager le même constat : la collaboration ne prend pas. Dans ce cas, la rupture est alors aussi notifiée par courrier et le départ peut s’organiser. Attention, si cette perspective ne vous plaît pas, tournez-vous vite vers votre CFA et des services compétents comme les Prud’hommes.

Attention à la faute

Plus délicat, la carte rupture pour manquements répétés de l’autre partie à ces obligations peut être sortie. Elle est par exemple posée si vous enchaînez des absences, si vous perturbez le travail. Il arrive aussi à l’entreprise d’être fautive notamment si elle ne paie pas, pire encore si elle fait subir des violences.

Deux erreurs à éviter

Primo. Sous pression, l’envie de claquer la porte vous démange. Erreur. Privilégiez le dialogue ? Tournez-vous vers votre CFA. Exposez la situation, vous obtiendrez des solutions.Deuxio. Si on vous propose une rupture alors que vous n’êtes pas fautif, posez vos conditions. Acceptez une sortie seulement quand vous aurez retrouvé un poste ailleurs.

Retrouver un autre apprentissage

Votre expérience est sur le point de s’arrêter. Tournez vite la page. Inondez les entreprises de votre CV. Choisissez en priorité celles qui vous plaisent, celles dont on vous parle, parce que l’ambiance est bonne, parce qu’il y a des opportunités.

Vous remettez en doute vos capacités, suite à la rupture. Elle est devenue un frein pour avancer. Ôtez-vous ça de la tête. Ça n’est pas la fin du monde. En entretien, prévoyez simplement d’être clair sur la situation. Si on vous demande pourquoi ça n’a pas marché, répondez franchement que le poste n’était pas adapté à votre projet.

 

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*Source CNIV 2018 (Comité National des Interprofessions des Vins à appellation d’origine et à indication géographique.