Métier

Les métiers du café, y avez-vous pensé ?


14 avril 2021

Avant de plonger dans une tasse, le café passe entre de nombreuses mains. Celles de professionnels de l’alimentaire. Leurs activités ? Sélectionner, acheter, torréfier, conditionner, vendre, expédier... On vous les explique, elles sont même accessibles par l’apprentissage.

C’est quoi le café en France ?

Cette boisson est, comme partout dans le monde, beaucoup consommée quotidiennement. En grain, expresso, en capsule, au petit déjeuner, en fin de repas... près de 2,5 millions de tasses sont dégustées chaque année dans le pays. En grandes surfaces, près de 200 000 tonnes sont écoulées. 2800 millions d’euros de chiffre d’affaires sont ainsi réalisés. 1600 millions d’euros sont générés par la consommation en dehors des foyers, en bistrots ou en restos par exemple.
Qui le fabrique ? Des entreprises implantées sur le territoire. La moitié sont des PME, 14% de grandes entreprises, 13% des entreprises de taille intermédiaire et 19% des très petites entreprises. Niveau main-d’œuvre, elles emploient environ 3300 salariés.

Les métiers de la production café

C’est l’une des activités centrales de ces entreprises et l’une des plus délicates. Fabriquer du café est plus subtile qu’on ne pourrait l’imaginer. Loin de l’idée de juste réduire des grains en poudre. Avant d’être mis en paquet, ceux-ci passent par une phase appelée la torréfaction. Explication. Quand les grains de café sont livrés, on dit qu’ils sont encore verts, très humides, avec peu d’intérêt au goût. La torréfaction va les faire passer d’un état brut à un état 2.0. Comment ? Essentiellement grâce à la chaleur. Au cours de plusieurs étapes, le café en grain est placé dans une machine : le torréfacteur, piloté par des opérateurs. La température y passe progressivement entre 160 et 220°C. La transformation s’opère alors. L’eau s’évapore, les arômes se révèlent, les grains deviennent marrons. Le goût et l’intensité sont ainsi construits.

L’importation de café

C’est un autre volet important de l’activité des entreprises du café. L’importation est un aspect crucial dans la mesure où les grains de café sont récoltés dans des régions du monde où le climat est spécifique. Où il fait à la fois chaud et humide. Ainsi, avant d’être transformés, les grains (verts) voient du pays et transitent jusqu’en France. Pour repère, on en fait atterrir plus de 200 000 tonnes dans le pays. Comment ? Des acheteurs sont aux manettes de négociations. Ceux-ci sélectionnent les matières premières selon des critères précis. Puis, ils font en sorte de les acheminer jusqu’à leur établissement de transformation où ils seront torréfiés.

La vente de café en gros

Si d’un côté, on achète des grains pour les transformer, de l’autre, on les vend. C’est tout le travail d’attachés commerciaux. Leur rôle, vendre les paquets en grande quantité. A qui ? Aux acteurs de la grande distribution, les centrales d’achats par exemple, ou ceux de la consommation hors foyer. Une fois leurs affaires conclues, ils organisent l’acheminement des commandes jusqu’à bon port.

Le conditionnement des paquets de café

Une fois torréfié, le café rejoint une ligne de conditionnement pilotée par d’autres opérateurs. Leur rôle consiste notamment à programmer la machine et à veiller à ce que les trémies soient chargées comme il faut, afin que le conditionnement soit optimal.

Se former aux métiers du café ?

Pour tous ces métiers, l’apprentissage est un bon tremplin. Production, technique, commerciale... CAP ou bac pro sont des cartes propices pour y faire ses premiers pas. Il est également envisageable d’y accéder en BTS, licence pro jusqu’en bac+5.

Des conseils, des informations, des bons plans sur les formations et les métiers de l’alimentaire ? Une adresse : www.alimetiers.com