Partage d'expérience

Ils se mettent à table ! Aurane et Julien partagent leur apprentissage


28 mars 2019

« La pâtisserie évolue, comme le monde »

 

 

Pâtissier en herbe, Julien a 19 ans. Il a entamé sa 2e année d’apprentissage, en CAP.
Alors qu’il nous répond, il est en train de réaliser une sculpture en sucre d’art.

Pourquoi t’es-tu orienté vers la pâtisserie ?
J’ai toujours rêvé de faire ce métier-là. Il m’intéresse depuis mon plus jeune âge. J’ai grandi dans une famille de boulangers-pâtissiers-chocolatiers. Un soir, avec mes parents, devant une émission de pâtisserie à la télé, j’ai dit que je voulais faire pareil. Ma mère m’a répondu, « essaye ». Après mon bac, j’ai intégré un premier CAP au CEFMA de Tourcoing.

Qu’est-ce qui te plaît dans ce domaine ?
Dans ces métiers, on apprend à tout âge de nouvelles techniques. La pâtisserie évolue en permanence, comme le monde et selon différentes influences : l’art, la musique, le sport. On peut imaginer des créations qui sortent de l’ordinaire. C’est une bonne façon de s’épanouir.

Tu as dis « ces métiers »
Dans ce domaine, il existe de nombreux postes comme tourier, à la préparation des pâtes ou des viennoiseries. L’entremétier, lui, travaille au montage des entremets, il réalise aussi les mousses. Avec notre diplôme, il y a plusieurs opportunités. On peut devenir par exemple démonstrateur, représentant pour des marques, travailler dans l’industrie ou encore créer sa propre entreprise.

Tu sais ce que tu veux faire toi ?
Pour l’instant, je suis plus dans l’état d’esprit d’être démonstrateur pour des marques.

Peux-tu expliquer ce que tu es en train de faire ?
Là, on réalise une pièce artistique. C’est ce qu’on appelle du sucre d’art. On travaille le sucre tant qu’il est chaud. On le modèle. On réalise nos formes sous une lampe qui maintient la chaleur. Ça se refroidit très vite. Une fois tous les éléments prêts, nos feuillages, nos fleurs, on assemble.

C’est impressionnant...
C’est beaucoup d’entraînement. Il faut aussi avoir un sens artistique, être minutieux et rigoureux, je pense.

« Ce n’est pas routinier »

À 20 ans, Aurane est en 2ème année de BTS STA avec l’IFRIA Hauts-de-France, au lycée de Douai biotech.

 

Parle-nous un peu de ta formation ?
Le BTS Sciences et Technologies des Aliments nous apprend à conduire une ligne de production dans l’agroalimentaire. Pour y parvenir, on a plusieurs matières comme génie alimentaire, génie industriel, biochimie, maths... On apprend aussi la gestion des problèmes ou encore à communiquer avec la hiérarchie.

Où réalises-tu ton apprentissage ?
Je fais mon apprentissage dans une grande entreprise de produits laitiers installée à côté de Douai. J’ai une mission d’opérateur de quai de réception du lait. Je réceptionne les citernes, je passe les échantillons pour vérifier la matière grasse et la matière protéique du lait. Ensuite on le pasteurise, on l’écrème et on le met à la disposition de celui qui va poudrer le lait pour le mettre en yaourts ensuite.

Comment ça se passe ?
Au début c’est toujours un peu compliqué. On a 3 choses à gérer : les cours, le travail en entreprise et la vie perso. Dès le départ, je me suis concentrée sur tout ce qui concernait l’école et l’entreprise. Au fur et à mesure, on s’adapte. On consacre le temps nécessaire à chaque chose pour s’en libérer pour soi. C’est important aussi.

Qu’est-ce qui te plait dans l’agroalimentaire ?
Ce n’est pas routinier ! Je m’attendais à ce que ce soit plus monotone, alors que pas du tout. En réalité, on a tous les jours quelque chose de différent à faire. C’est constructif. On échange aussi sans cesse avec l’extérieur. Et puis, c’est intéressant, il y a des débouchés à la clé. Une fois mon BTS en poche, j’aurai de l’expérience à mettre sur mon CV.

Comment tu envisages ton avenir ?
En ce qui me concerne, je compte faire une licence après mon BTS. Dans quelques années, je me vois peut-être manager une équipe, plutôt dans une grande entreprise. Je pense rester dans les produits laitiers.