Métier

Gaspillage, comment les pro de l’alimentaire l’abordent-ils ?


12 décembre 2018

« Termine ton assiette ! » Ça, on l’a tous entendu chez soi. Au niveau des entreprises de l’agroalimentaire, de plus en plus de solutions existent de la fabrication à la distribution pour limiter le gaspillage des aliments. Sur ce thème, des professionnels ne manquent pas d’idées pour innover.

Transformer le pain invendu en farine

Ça pourrait être le dernier tour à la mode de Poudlard mais il s’agit bien d’une réelle innovation anti-gaspi. Une machine donne une seconde vie aux baguettes invendues par les boulangeries. Son nom : le Crumbler. Il réduit le pain en miettes. Il en fait une très fine chapelure et, par conséquence une matière première toute neuve.
Celle-ci est utilisée pour confectionner des biscuits, des cookies, des muffins, des croissants aux amandes...
Une équipe de jeunes ingénieurs est parvenue à concrétiser ce projet et à le développer. En plus de l’appareil, l’entreprise met au point des recettes de nouveaux produits que les boulangers peuvent ensuite recréer et vendre chez eux. Pour en savoir plus : www.expliceat.fr

Biotraq, chasse les risques de gaspillage

À peine fabriqués, il arrive à certains aliments d’aller directement à la poubelle. Pourquoi ? En cours de route, ils deviennent impropres à la consommation, parfois durant leur transport ou leur stockage. Une startup Biotraq a bien capté ce problème et a mis au point une application pour le régler. Relié à un système de capteurs, un logiciel suit en direct les conditions dans lesquelles les produits se trouvent. Un tas de données sont collectées, dont la température, l’humidité, la luminosité et même les chocs.
A partir de mesures très précises dans les camions ou encore les entrepôts, les entreprises savent précisément dans quel état se trouve leurs marchandises. Elles sont prévenues s’il y a un risque de perte de qualité. Biotraq transmet alors des consignes pour anticiper le gaspillage.

Cryolog pour éviter les gâchis alimentaires

La poubelle est aussi la destination d’aliments dont la DLC (1) est passée, alors qu’ils sont encore délicieux.
A Nantes, l’entreprise Cryolog a mis au point une étiquette plutôt futée. Elle sait quand les marchandises ne sont plus bonnes, quelle que soit la date inscrite sur l’emballage. Elle s’appuie sur le contenu. Elle se présente sous forme d’une pastille dont la couleur indique l’état, vert, le produit est nickel. On peut le manger les yeux fermés. Quand le voyant passe au rouge, on évite, c’est mieux.
Comment fait-elle ? Ce sont des micro-organismes qui font tout le boulot. Impossible de les voir, mais ces bactéries réagissent aux conditions de conservation. Ce système est déjà utilisé dans le secteur alimentaire, notamment par des traiteurs et des restaurateurs. Il est probable qu’il voit aussi le jour sur les denrées en grandes surfaces.

Comerso, collecte et distribue

Autre méthode qui s’attaque au gaspillage, Comerso organise la distribution de produits périmés consommables. L’entreprise récupère les aliments invendus dans des supermarchés et s’occupe de les livrer à des associations caritatives. Ça permet d’acheminer l’équivalent de 80 000 repas par jours. Plusieurs tonnes de marchandises précieuses qui ne sont plus jetées à la poubelle.

Renseignez-vous sur les opportunités des métiers et des formations dans l’alimentaire : www.alimétiers.com

(1) Date limite de consommation