Formation

Démarrer un apprentissage à 30 ans, c’est désormais possible !


9 janvier 2019

C’est officiel, l’apprentissage est accessible à tous jusqu’à 30 ans. La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel a été décrétée au mois de septembre 2018. Avant cette décision, l’âge limite était 25 ans. Ce que ça change ou pas, on regarde de plus près.

Accès à l’emploi par l’alternance

On commence par ce qui ne bouge pas. Côté apprentissage, le principe reste bien le même avec ses nombreux avantages et sa diversité de cursus. Il se déroule toujours en alternance, avec une partie théorique acquise en centre de formation et la partie pratique exercée en entreprise.
Idem, au niveau des diplômes, leur valeur sur le marché du travail est identique et offre des débouchés, surtout dans les fonctions en tension.

Favoriser le recrutement

Cette augmentation de l’âge limite est une des 20 actions imaginées par le gouvernement pour mettre un coup d’accélérateur à l’apprentissage et pour enrayer le chômage des jeunes. Aujourd’hui, ceux qui ont choisi cette voie pour se former à l’alimentaire sont plus de 70 000 en France. Cette mesure vise à muscler davantage la profession grâce à de nouveaux talents ayant notamment de premières expériences professionnelles.

La reconversion simplifiée

On en vient donc au premier changement de cette mesure : se reconvertir est plus simple pour un grand nombre de personnes, qui ont passé 25 ans. Signer un contrat d’apprentissage, c’est désormais accessible à certains profils qui veulent changer de voie. C’est une piste pour d’autres confrontés à la difficulté d’accéder à l’emploi. C’est une nouvelle éventualité pour ceux qui souhaitent un nouveau départ, dans un métier qui a du sens. Tous peuvent réapprendre une profession, décrocher un diplôme, se faire embaucher en quelques mois.

Accélérer son évolution professionnelle

Autre changement, désormais une partie des pros qui ont déjà un pied dans un secteur ont la possibilité de compléter leurs compétences et gravir des échelons ainsi. Dans l’alimentaire, c’est d’autant plus intéressant que des postes sont à pourvoir. Il est maintenant envisageable pour de nombreux employés de préparer par exemple une mention complémentaire afin d’accéder à un poste à responsabilité, à l’aube des trente ans.

Diversifier ses activités

Imaginons un boulanger de 27 ans dont le projet est de développer son offre traiteur dans sa boutique. Il peut maintenant le faire facilement sans trop se poser de question. Il a la possibilité, pourquoi pas, de s’inscrire à un CAP ou un Bac Pro Cuisine puis acquérir de nouvelles techniques, savoir-faire, clés de recettes…

A quoi peut-on se former quand on a 30 ans ?

A près de tous les métiers de l’alimentaire. Production agricole, transformation agroalimentaire, distribution, les opportunités sont nombreuses. Plusieurs milliers de postes dans l’industrie ne sont pas pourvus actuellement comme technico-commerciaux, conducteurs de ligne, opérateurs de maintenance. Tous types de profils sont recherchés, de CAP à Bac+5 en passant par le Bac +2. Le secteur est ouvert à toutes et tous.

En vrac, quelques autres mesures de la loi :
Une aide au permis de conduire de 500 € pour tous les apprentis majeurs
Salaire mensuel augmenté de 30 € pour les apprentis en CAP ou en Bac pro de moins de 20 ans
Développement de campus de métiers

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