Partage d'expérience

Récap, Découvrez ce que vous mangez et notre rencontre avec Agricool


18 décembre 2019

Événement ! Contenu des assiettes, métiers, opportunités d’emploi, tout le monde était invité à se faire sa propre idée de l’alimentaire. Où ça ? À « Découvrez ce que vous Mangez » une opération initiée par l’ANIA, les 7, 8 et 9 novembre derniers. Partout en France des entreprises du secteur, des usines ont ouvert leurs portes. On est allé cuisiner un des participants, Agricool.

Que retenir de l’événement ?

À Découvrez ce que vous mangez, il y en avait pour tous les goûts. Du côté des entreprises, elles étaient 116 à participer. Parmi elles, des noms familiers de l’industrie agroalimentaire comme Buitoni, Coca Cola, Häagen-Dazs, Puget, Yoplait. A leurs côtés, des acteurs plus connus des professionnels de l’alimentaire comme Valrhona, Lesaffre, Cristal Union. Et puis, des fleurons régionaux comme Fossier, la Conserverie la Belle-Iloise, le Roy René étaient aussi de la fête.

Des fraises goût innovation

On a profité de l’événement pour découvrir un métier qui existe seulement depuis une poignée d’années : agriculteur urbain. On s’est rendu sur l’un des sites de production d’Agricool installé à Asnières-sur-Seine. A quelques kilomètres de la capitale, l’entreprise fait pousser des centaines de fraisiers, grâce une méthode innovante, propre pour l’environnement et bonne pour la santé.

Fermes containers

Les fraisiers poussent en intérieur, dans des containers recyclés. Vous voyez, ces grandes boîtes posées sur les bateaux cargo, qui acheminent des marchandises ? Agricool en a pimpé plusieurs en fermes urbaines, posées à deux pas d’habitations.

Ici, toutes les phases de culture sont entièrement recréées : pollinisation, photosynthèse, variations climatiques. « Tout ce dont la plante a besoin. Il y a une volonté de reproduire à l’identique ce qu’une fraise vit à l’extérieur, les coups de vent, les sécheresses. Pour qu’un fruit ait du goût et de bonnes valeurs nutritives, il faut qu’il soit un petit peu stressé à certains moments. Il faut donc provoquer un coup de vent, une pluie », précise Morgane Ribaut, corporate communication de l’entreprise.

Biodiversité

Le souci du détail est poussé tellement loin. Des bourdons (bizbiz) ont même été embauchés pour prêter main forte au travail de pollinisation (qui permet la reproduction des fleurs, #souvenirs des cours de SVT du collège). Encore plus loin, des acariens, des araignées participent aussi à cette biodiversité et agissent comme des pesticides naturels.

Culture verticale

Les fraisiers poussent dans des colonnes. La partie visible du plant (la tige, la fleur) est illuminée par un système de LED fabriqué maison. De l’autre côté, les racines sont arrosées grâce à un système de brumisateurs. Ils diffusent un mélange d’eau et de nutriments. « Ça permet aux fraises de se développer et d’utiliser peu d’eau, 80% de moins par rapport à une culture traditionnelle » explique Morgane.

Les activités de production

Elles commencent bien sûre par les plantations (verticale). Ensuite, il faut s’occuper de l’entretien des plants, écarter les feuilles pour que les fleurs prennent convenablement la lumière. Une fois mûres, les fraises sont récoltées à la main.

À titre indicatif, le cycle de production normal d’une fraise dure un printemps. Dans ses containers, Agricool est capable d’en reproduire 4 par an. Un container permet de remplir 1000 barquettes, l’équivalent de 7 tonnes chaque année. #Circuit-court, tout est vendu à moins de 15 km de la ferme.

Recherche et développement

Pour atteindre ça, l’entreprise a mené 4 ans de recherche et de développement. Elle a fabriqué des machines qui n’existent nulle part ailleurs. « On est en permanence en R&D car on a le projet d’aller sur d’autres types de produits », conclut Morgane.

 

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