Métier

Comment se portent les entreprises de l’alimentation ? Baromètre


5 août 2020

Quelle est l’ambiance actuelle dans les entreprises de l’alimentaire ? De quelles façons l’agroalimentaire et ses métiers sortent de la récente crise sanitaire ? On creuse ça.

Comment mesurer la santé des entreprises de l’alimentaire ?

Pour savoir comment se porte l’agroalimentaire, il faut se pencher sur ce que l’on appelle un baromètre. Ce type d’étude très complète observe plein d’aspects, les activités et les performances des entreprises : production, achats, ventes, ressources humaines... Dans notre secteur, une association gère tout ça. Elle s’appelle l’ANIA. Elle regroupe les acteurs de la chaîne de l’alimentaire. Pour réaliser son baromètre, elle prépare un questionnaire. Elle l’envoie aux entreprises. À partir de leurs réponses, elle dresse de grandes tendances. Celles dont on va parler viennent de plus de 600 entreprises, de toutes tailles et de différentes spécialités. Ce volume et cette diversité permettent de se faire une bonne idée de ce qui se passe sur le terrain.

Comment les entreprises ont réagi pendant la crise ?

Dans une très grande majorité, elles ont continué à tourner. Elles ont maintenu leurs activités : la fabrication d’aliments, leur conditionnement, leur transport et leur vente. Ça a été plus qu’utile puisqu’elles ont fait en sorte que les foyers puissent se nourrir malgré la situation de confinement.
Pour y arriver, elles ont dû s’adapter. Des usines ont été réaménagées, notamment au niveau de leurs postes de travail. L’entreprise de volailles « Arrivé Auvergne », a par exemple mis en place des solutions pour protéger ses équipes, sécurisé l’arrivage de marchandises, installé des cloisons en PVC... Il lui a fallu aussi décaler les horaires pour limiter les contacts entre les gens.
Une autre manière de s’adapter s’est jouée au niveau de la formation. Certaines entreprises ont poursuivi leur projet en la matière en passant par l’option distance. Des établissements comme l’IFRIA ont proposé notamment ce mode d’apprentissage.

Comment les entreprises ont-été impactées ?

Malgré tous les efforts fournis par les entreprises, tout n’est pas complètement rose pour elles.
Dans son baromètre, l’ANIA annonce le coût de la crise. D’une façon générale, le chiffre d’affaires des industries de l’agroalimentaires a chuté de 22%. Les petites et moyennes entreprises ont été particulièrement touchées. En cause notamment, la fermeture des restaurants et des hôtels qu’elles fournissent d’habitude.
Et puis, un paramètre n’a rien arrangé, le prix des matières premières, du transport, d’équipements de protection, de maintenance ont grimpé. La conséquence, la production d’aliments a coûté plus cher.

Perspectives d’avenir ?
Faut-il voir le verre complètement vide ? Non, répond le baromètre. L’ambition des entreprises reste positive. Elles sont bien déterminées à poursuivre des projets pour se moderniser davantage, se relancer et aller plus loin dans leur transition écologique et numérique.

Le saviez-vous ?
Info issue du baromètre. Dès le début du confinement, les entreprises alimentaires se sont montrées engagées dans la lutte contre la précarité. Elles ont fait des dons d’aliments, l’équivalent de 135 millions d’euros.

Des conseils, des info, des bons plans sur les formations et les métiers de l’alimentaire ? Une adresse : www.alimetiers.com