Métier

Comment le chef de silo veille-t-il au grain ?


2 octobre 2019

Vous le saurez à la fin de l’article. C’est la nature même du métier de chef de silo. Ce pro se situe pile au carrefour de la production agricole et de la fabrication agroalimentaire. Il gère des tonnes et des tonnes de grains blé, maïs, oléagineux... et c’est passionnant.

La vie d’un silo

Pour commencer, mieux vaut comprendre comment un silo tourne. C’est un espace de stockage avec d’immenses réservoirs que l’on charge des récoltes de grains. Au moment venu, les agriculteurs y déposent leur moisson. C’est plutôt bien pratique puisqu’ils les trouvent à proximité de leur zone de production, dans toute la France.
Ces structures sont pour la plupart des coopératives et des négociants dont l’activité est donc de collecter puis de commercialiser de la matière première à des transformateurs. Les meuneries vont fabriquer de la farine, des malteries du malte à bière et les semouleries… des pâtes. Mais avant ça, il y a le travail du chef de silo.

Au quotidien

Son rôle consiste à gérer les espaces de stockage. Il fait en sorte que les conditions de conservation soient toujours impeccables. Il veille à ce que le matériel fonctionne convenablement. Il l’entretient, s’il le faut. Ça, c’est en résumé.
Ses activités sont, en réalité, plus poussées. Notamment, lors du déchargement des cargaisons, le chef de silo s’occupe de l’inspection de la marchandise. La qualité est analysée. Il mène ensuite toute une série d’opérations de préparation grâce à des machines, comme le décorticage et le nettoyage. Puis, les grains son triés et rangés par lot, selon différents critères dont nutritionnels. Toute cette partie du travail est délicate dans la mesure où si elle est mal menée, le risque est de perdre la marchandise.

Compétences

Chef de silo est un métier qui demande une palette de prédispositions. Il faut tout d’abord bien connaître et apprécier le monde agricole, celui des grandes cultures en particulier. Dans un silo, les acteurs de ce secteur sont présents en permanence. Avoir de bonnes bases relationnelles s’avère être un plus.
Ceci étant, qui dit métier technique, dit aptitudes techniques à maîtriser. Ça s’apprend, tout comme la polyvalence s’acquière avec le temps. Et il en faut dans ce métier où l’on est amené à toucher tantôt à la biologie, le lendemain à faire de la maintenance, à gérer des budgets, des consommations (énergies, produits phytosanitaires) et des équipes.

L’ambiance de travail ?

Être chef de silo est un métier de terrain, ancré dans le monde rural. Chaque année, il y a un gros rush au moment des moissons. Les livraisons des agriculteurs se concentrent à cette période et génèrent un pic d’activités.

Formations

Pour entrer dans ce métier, plusieurs voies sont envisageables en apprentissage :
En Bac+2 – BTSA Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole ou BTSA Agronome, productions végétales.
En Bac +3 – Licence pro industrie agroalimentaire, alimentation spécialité industrie des céréales.
Ceci étant, dès la fin de la terminale, on peut faire ses premiers pas dans un silo avec un CS conduite de production en agriculture biologique et commercialisation ou même un CS agent de collecte approvisionnement.

Les perspectives ?

Les possibilités d’évolution sont très prometteuses. En quelques années au poste de chef de silo, il est envisageable de prétendre à celui de responsable de silo ou même responsable technico-commercial.

Des conseils, des info, des bons plans sur les formations et les métiers de l’alimentaire ? Une adresse : www.alimetiers.com