Métier

Aliments du futur, qu’allons-nous fabriquer demain ?


2 décembre 2020

Rapide voyage dans le temps. Direction le futur, on vous emmène découvrir des produits fabriqués (peut-être) bientôt par les professionnels de l’alimentaire. L’idée, repérer des techniques au menu demain des formations agroalimentaires. Et à votre avis – aliments imprimés, aliments non périssables, poisson ou viande de laboratoire – c’est crédible ou de la pure science-fiction ?

Imprimer des aliments ?

100 % crédible. Des machines spécialisées, les imprimantes 3D alimentaires existent déjà. Leur fonction, produire des créations en volume, à partir de matière comestible, fondue et bien souple. Grâce à elles, on peut fabriquer tous types de mets, sucrés ou salés, à base de pâte ou encore de chocolat. Niveau créativité, elles permettent d’aller loin, très loin. D’imaginer des formes très précises, des dentelles ultra fines en pâtisserie par exemple.
Si le principe de l’impression 3D alimentaire est beau, il lui reste encore quelques défis à relever avant de s’installer convenablement. La cuisson, entre autres, est un sujet où il y a besoin d’améliorations.
Des compétences à maîtriser pour se lancer dans l’impression alimentaire ? Programmation informatique, biochimie alimentaire, technologie de fabrication des produits alimentaires.

Fabriquer du poisson et de la viande en laboratoire ?

80 % crédible. À l’heure où l’on parle, on est encore loin de servir des filets de colin ou des entrecôtes de synthèse dans ses assiettes. Toutefois, dans les laboratoires on y planche sérieusement depuis plusieurs années. Côté poisson, les chercheurs explorent la piste des plantes pour en élaborer. Pour ce qui est de la viande, ils cultivent des cellules et des tissus musculaires d’animaux.
À quoi bon ? L’intérêt de ce type d’alimentation est multiple. Tout d’abord, dans un contexte où la population mondiale croit, ce serait des sources de protéines intéressantes. En matière de préservation de l’environnement, ce serait une façon de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur agroalimentaire. Pourquoi pas, encore faut-il que ce soit bon.
Des compétences à maîtriser pour l’expérimenter la fabrication de viande et de poisson de synthèse ? Microbiologie, biochimie alimentaire, qualité et contrôle des produits.

Produire des aliments non périssables ?

92 % crédible. Et si la clé de l’alimentation du futur était l’allongement à l’infini des durées de consommation des produits. En réalité, des aliments non périssables sont présents depuis bien longtemps dans les placards des consommateurs : conserves de fruits, de légumes, de légumineuses, de thon... La liste est longue. Ceci étant, une solution chimique est capable d’arrêter le temps : le glycérol. Ce liquide transparent, sans odeur, un peu sucré est déjà utilisé dans le domaine pharmaceutique pour fabriquer des médicaments. En cuisine aussi on l’utilise, notamment comme agent de texture. En quoi est-il intéressant ? En augmentant la durée de vie des aliments, le glycérol permet de réduire le gaspillage.
Des compétences à maîtriser pour se lancer dans la fabrication de produits non périssables : microbiologie, biochimie alimentaire, qualité et contrôle des produits.

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