Métier

A quoi, le futur de la production agroalimentaire, va-t-il ressembler ?


9 octobre 2019

Le futur de la production agroalimentaire, c’est simple, va être agile. Une ligne d’operculage « next gen » a vu le jour cette année. Cette usine de demain mixe des technologies parmi les plus pointues. Elle s’apprête à faire faire des bons en avant au secteur de l’alimentaire.

L’Usine Agile, portrait-robot

Elle est Bretonne. Elle est compacte, mesure seulement 15 mètres. Elle est digitale, intègre intelligence artificielle et robotique. Pour autant, impossible pour elle de se passer de l’humain.
Pour la piloter un opérateur de ligne est indispensable. D’ailleurs, avant de prendre les commandes, celui-ci doit enfiler une combinaison elle-même futuriste. Un exosquelette connecté, munie de capteurs (17 exactement). Ce système jauge la façon dont chaque geste est réalisé. Les données collectées sont analysées dans un logiciel. A quoi ça sert ? À améliorer l’ergonomie des activités, à accompagner les mouvements et à limiter les troubles musculo-squelettique (TMS).

Plus flexible la production

On le disait en introduction, l’Usine Agile est une ligne d’operculage (augmentée). Son crédo, emballer les denrées alimentaires. Lesquelles ? Quasiment toutes sans exception. L’un de ses traits de caractère est la flexibilité. Elle est capable de conditionner de grandes séries de production comme de plus petites. Emballages standards, personnalisés, rien ne l’arrête.
Autre point fort, elle sait passer d’un produit à un autre en seulement quelques minutes, une quinzaine, à tout casser. À titre indicatif, avec les machines actuelles il faut compter au moins plusieurs heures, le temps de faire les réglages et tout.

 

Agile pour la consommation alimentaire

En quoi c’est un progrès intéressant ? C’est simple, cette bécanne (comme disent les pro) répond à bien des attentes de fabricants agroalimentaires. En l’occurrence, ils ont de plus en plus de commandes spéciales, avec des besoins d’emballages tout autant spécifiques. La raison, les modes de consommation évoluent sans cesse et très vite. L’Usine Agile sait faire.

Sous le capot, la data

Comment elle fonctionne ? Tout le processus est automatisé et intelligent grâce à la data. À l’entrée de la ligne par exemple, des lasers inspectent les produits. Si ceux-ci présentent le moindre défaut, hop, ils sont éjectés du circuit de fabrication.
D’un bout à l’autre, l’opérateur de ligne est en mesure de suivre tout un tas d’indicateurs et de savoir si tout se passe bien. Si les robots fonctionnent correctement entre autres.

Dans les coulisses de l’innovation

Au niveau de sa conception aussi l’Usine Agile est aussi une innovation. Elle a été imaginée et développée de façon assez particulière. En effet, 13 entreprises bretonnes – qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble – ont planché sur ce projet. Elles sont parvenues à réaliser une prouesse, à savoir interconnecter toutes leurs technologies, les unes aux autres.
Aux manettes du projet, une structure de développement économique : Bretagne Développement Innovation (aka BDI). Pour situer, cette association professionnelle favorise l’activité bretonne et la création d’emplois grâce à des programmes sur des thèmes comme la cybersécurité, le numérique et l’agriculture, les énergies marines renouvelables... L’avenir quoi !

Si l’Usine Agile vous a donné envie d’en savoir plus sur les métiers de la production (#opportunités de carrière), n’hésitez pas à faire un tour par ici.

Des conseils, des info, des bons plans sur les formations et les métiers de l’alimentaire ? Une adresse : www.alimetiers.com